Les Plages du Débarquement

Les plages du débarquement allié en Normandie représentent cinq plages utilisées lors du débarquement du 6 juin 1944 au cours de la bataille de Normandie pendant la Seconde Guerre mondiale. En raison de leur importance historique et symbolique, une candidature pour une inscription des Plages sur la liste du patrimoine mondial (UNESCO) a été déposée en janvier 2018 par le Gouvernement français. Cette candidature est actuellement en cours d’instruction

Le 6 juin 1944, au petit matin, des soldats américains, britanniques et canadiens débarquaient sur 5 plages de Normandie : l’opération Overlord était enclenchée.

Utah Beach

C’est par là que tout a commencé. Cette zone, qui s’étend de Sainte-Marie-du-Mont jusqu’à Quinéville, a été choisie par les Américains pour pouvoir gagner plus rapidement le port de Cherbourg, à quelques kilomètres au Nord-Ouest. Aujourd’hui, si la nature a repris ses droits, on ne peut s’empêcher d’imaginer et de trembler pour ces hommes s’engageant vers la peur et l’inconnu. Un musée leur rend hommage et raconte, en 10 séquences chronologiques, cette aventure que fut le Jour J, depuis sa préparation jusqu’à son accomplissement.

Gold Beach

Au centre de la zone de débarquement, ce sont les Britanniques qui mirent pied à terre, guidés par le général Graham. À Arromanches, ils bâtirent un gigantesque port artificiel, afin d’approvisionner toutes les troupes engagées dans l’opération Overlord. Véritable prouesse technique, il est aujourd’hui célébré par un musée qui explique sa conception.

Juno Beach

Ils étaient 14 000. 14 000 jeunes Canadiens, engagés volontaires. Près de la moitié périrent sur ce secteur qui leur avait été affecté et qui était durement défendu par les Allemands, armés de canons antichars et mitrailleuses. Et ce sont encore de jeunes Canadiens qui vous accueillent, aujourd’hui, au Centre Juno Beach, seul musée à ce jour consacré aux Canadiens pendant la Deuxième Guerre Mondiale.

Sword Beach

C’est cette plage, plus précisément Ouistreham, qui fut choisie pour commémorer le 70ème anniversaire du Débarquement, en 2014. 70 ans plus tôt, le N°4 Commando britannique, mené par le Commandant Kieffer et aidé de 177 fusiliers-marins français, débarquait et libérait Ouistreham, comme le rappelle la vidéo présentée au musée du N°4 Commando.

Omaha Beach

Peu de temps après le débarquement, on la surnommait déjà « Bloody Omaha », ce qui signifie « Omaha la sanglante ». C’est dire si les pertes y furent nombreuses ! Un cimetière américain, inauguré en 1956, aligne, de fait, 9 387 pierres tombales, témoignage douloureux de ce que représenta la bataille de Normandie.